UICN/BF : après le financement des sous-projets par la sous composante 3.2 du PGPC/REDD+, le défi de conquérir les marchés
495 promoteurs à l’assaut de nouveaux marchés pour leurs produits issus des PFNL
L’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) avec l’appui de l’Agence Burkinabè de Normalisation, de la Métrologie et de la Qualité (ABNORM), de l’Agence Burkinabè d’Investissements et de Promotion des Exportations (ABIPEX) et de la Direction Générale de la Promotion de l’Économie Rurale (DGPER) franchit une nouvelle étape dans l’accompagnement des promoteurs. Du 12 Juillet au 18 Septembre 2026, elle a renforcé les capacités des promoteurs des sous projets du PGPC/REDD+ à travers une série de formation axées sur la commercialisation, la qualité, la certification, l’exportation et la communication autour des PFNL dans les régions du Nazinon, du Guiriko et du Nando.
Selon Mme Carine B SAMA Experte en renforcement des capacités et de marketing à l’UICN(milieu),les promoteurs doivent renforcer leurs connaissances pour mieux saisir les opportunités du marché des PFNL
Produire ne suffit pas toujours pour garantir la réussite d’une activité économique. Encore faut-il savoir valoriser son produit, trouver les bons débouchés et répondre aux exigences des marchés. C’est tout l’enjeu de la nouvelle dynamique engagée autour des 495 sous-projets de Produits Forestiers Non Ligneux (PFNL) financés et accompagnés dans le cadre de la sous-composante 3.2 du PGPC/REDD+.
Pour de nombreux promoteurs, l’accès au marché demeure l’un des principaux défis. À cette difficulté, s’ajoutent une maîtrise encore insuffisante des techniques de commercialisation, des besoins en matière de valorisation des produits et des lacunes dans la communication et leur présentation. Ces contraintes peuvent limiter la capacité des promoteurs à écouler leurs produits, à élargir leur clientèle et à inscrire leurs activités dans la durée. Mme Carine SAMA qui a ouvert la série des communications, a exhorté les promoteurs à mettre en pratiques les techniques de commercialisation afin de mieux valoriser leurs produits et d’attirer plus de client. A ces exigences s’ajoutent celles relatives à la normalisation, la certification et le partenariat qui nécessitent des connaissances spécifiques.
Changer d’échelle par le renforcement des capacités
Les participants en travaux de groupe lors de la formation
L’approche vise notamment à leur permettre de mieux maîtriser les mécanismes de commercialisation, de valorisation, de communication et de présentation des produits. L’objectif est également de renforcer leurs connaissances sur les exigences d’exportation et sur les processus de normalisation et de certification. Derrière cette démarche se trouve une ambition simple : permettre aux promoteurs de mieux répondre aux attentes des marchés et d’améliorer la compétitivité de leurs produits. Ces différents aspects ont été présentés par M. Hien Patrice de l’ABNORM et Mme Safiétou OUEDRAOGO de la DGPER. Mme Valentine ZOUNGRANA qui a clos les différentes sessions par les techniques de communication a invité les promoteurs à améliorer leur manière de communiquer autour de leurs produits afin de renforcer leur visibilité et leurs capacités à conquérir de nouveaux marchés.
De la production à l’exportation en passant par la valorisation
La question de la valorisation occupe une place centrale dans cette démarche. Un produit peut disposer d’un potentiel commercial important sans nécessairement trouver sa place sur le marché si sa présentation, sa communication ou son positionnement ne correspondent pas aux attentes des consommateurs.
Les participants à la session de la région de Nando
Le renforcement des capacités devrait donc permettre aux promoteurs de mieux appréhender l’ensemble de la chaîne, depuis la présentation du produit jusqu’à sa commercialisation. La maîtrise des exigences en matière de qualité, de normalisation et de certification constitue, elle aussi, un passage important pour les promoteurs souhaitant accéder à des marchés plus exigeants surtout au niveau de l’exportation. A cet effet, M. Christian KABORE de l’ABIPEX a souligné l’importance, pour les promoteurs, de maîtriser les mécanismes d’accompagnement à l’exportation, les procédures administratives et réglementaires, ainsi que les conditions d’accès des PFNL aux marchés internationaux. Cette maîtrise constitue un préalable pour saisir les opportunités offertes par le marché mondial des PFNL, estimé à plusieurs milliards de FCFA.
Pérenniser les investissements
L’enjeu dépasse donc la seule acquisition de nouvelles connaissances. Il s’agit surtout de consolider les résultats obtenus et de garantir une meilleure durabilité des investissements consentis dans les 495 sous-projets.
En renforçant les capacités des promoteurs, l’UICN entend contribuer à une meilleure structuration de leurs activités économiques et à leur insertion dans les circuits commerciaux. Après le temps du financement et de l’accompagnement, vient ainsi celui de la consolidation. Pour les promoteurs de PFNL, le prochain défi se situe désormais sur les marchés : mieux valoriser, mieux communiquer, mieux répondre aux exigences de qualité et, lorsque les conditions sont réunies, conquérir de nouveaux débouchés.