SNC 22e Biennale : la jeunesse, garante de la préservation des valeurs culturelles burkinabè
Bobo-Dioulasso, 25 avril 2026 (Globinfos.net) – Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a officiellement donné le coup d’envoi de la 22e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC), ce samedi au stade Sangoulé Lamizana de Bobo-Dioulasso.
C’est désormais officiel, la 22e biennale de la SNC se tient du 25 avril au 3 mai 2026 autour du thème : « Culture, jeunesse et transmission des valeurs sociales ». Un thème évocateur qui place la jeunesse au cœur de la sauvegarde et de la pérennisation du patrimoine culturel burkinabè.
Capitale économique du Burkina Faso et cité historique à forte identité culturelle, Bobo-Dioulasso, chef-lieu de la région du Guiriko, accueille cette grand-messe culturelle dans une ambiance marquée par des allocutions officielles, chorégraphies, danses traditionnelles, prestations artistiques et défilés culturels.
Dans son discours officiel prononcé au nom du Chef de l’État, le ministre en charge de la Culture et porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que le thème de cette édition constitue une véritable interpellation collective adressée à tous les acteurs de la transmission culturelle.
Au nom du Chef de l’État, le ministre en charge de la Culture et porte-parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo : «cette édition constitue une véritable interpellation collective adressée à tous les acteurs de la transmission culturelle…»
« Il nous invite à questionner notre responsabilité vis-à-vis de la jeunesse, non seulement en tant que bénéficiaire, mais surtout en tant qu’acteur central de la transmission culturelle. Au-delà des discours, nous devons lui léguer des repères, des valeurs, une mémoire et un sens du vivre-ensemble. Transmettre nos valeurs, c’est enseigner le respect, la solidarité, la dignité, le courage et un patriotisme agissant. C’est aussi inviter chaque Burkinabè, et en particulier chaque jeune, à prendre sa part dans la défense de la Nation et la construction d’une paix durable », a-t-il déclaré.
Le ministre a également mis en exergue la portée diplomatique et culturelle de cette édition, marquée par la participation du Ghana comme pays invité d’honneur.
« Au-delà de son symbolisme, ce choix représente une opportunité stratégique majeure pour renforcer la coopération culturelle et accroître le rayonnement international de notre biennale. Le Ghana est une terre de traditions séculaires, de créativité foisonnante et de contributions majeures à l’histoire du continent africain. Des rythmes akan aux héritages ashanti, des expressions contemporaines aux savoirs ancestraux, il partage avec le Burkina Faso une vision commune : celle d’une Afrique qui avance en s’appuyant sur ses cultures, ses valeurs communautaires et sa mémoire collective », a-t-il souligné.
Un stad Sangoulé Lamizana qui a refusé un monde à l’image des plus de 700 000 festivaliers attendus à cette 22e
Plus de 700 000 festivaliers sont attendus pour cette 22e édition, qui met également à l’honneur la Russie en tant que pays invité spécial. Cette édition est aussi couplée à la 22e édition de la Semaine de la fraternité de l’Alliance des États du Sahel (AES), renforçant davantage sa dimension sous-régionale et panafricaine.
À travers cette biennale, le Burkina Faso réaffirme ainsi la culture comme socle de cohésion sociale, d’affirmation identitaire et de résistance, avec une jeunesse appelée à en être le relais et la gardienne.