E-verbalisation au Burkina :19910 infractions enregistrées en un mois, dont 71 cas de non-port de la ceinture
Ouagadougou, 4 septembre 2026 (Globinfos) – Le ministère de la Sécurité a organisé, ce vendredi 4 septembre 2026 à Ouagadougou, une conférence de presse consacrée à la situation de la sécurité routière au Burkina Faso, notamment au bilan de la vidéo-verbalisation après un mois de mise en œuvre et à l’évolution des accidents de la circulation au cours du mois d’août.
La rencontre était présidée par le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police Mahamadou SANA, en présence de plusieurs responsables des structures engagées dans la promotion de la sécurité routière.
1 514 personnes tuées de janvier à août 2026
Présentant les statistiques de la sécurité routière, le commissaire principal de police Apollinaire KAFANDO, directeur des études et des statistiques de l’Office national de la sécurité routière (ONASER), a relevé une amélioration de la situation.
Selon lui, le nombre d’accidents, de blessés et surtout de personnes tuées sur les routes a connu une baisse significative.

Malgré cette évolution encourageante, le bilan reste lourd. 1 514 personnes ont perdu la vie dans des accidents de la circulation entre janvier et fin août 2026.
Le commissaire principal Apollinaire KAFANDO a attribué cette amélioration aux différentes mesures prises et aux initiatives engagées par les autorités pour renforcer la sécurité routière.
Il a également insisté sur l’importance du port du casque. Les données présentées montrent que 24 % des personnes concernées par les accidents portaient leur casque, un comportement qui contribue à réduire la gravité des blessures en cas d’accident.
E-verbalisation :19910 infractions enregistrées en un mois
Après un mois d’existence, le dispositif d’E-verbalisation affiche déjà 98 infractions enregistrées, réparties comme suit : 71 cas de non-port de la ceinture de sécurité ;15 cas d’excès de vitesse ;12 cas de non-port du casque.
Ces chiffres traduisent la volonté des autorités de s’appuyer davantage sur les nouvelles technologies pour lutter contre les comportements dangereux sur les axes routiers.
Pour le ministre de la Sécurité, Mahamadou SANA, les différentes mesures mises en œuvre ne visent pas prioritairement à sanctionner les citoyens, mais à préserver leur vie.
« Toutes ces mesures sont prises dans le but de protéger les concitoyens et non de les punir. »
Le ministre a, par ailleurs, salué l’amélioration progressive du comportement des usagers sur la voie publique et remercié l’ensemble des acteurs impliqués dans la lutte contre l’insécurité routière.
Les caméras bientôt étendues à d’autres villes
Le patron de la sécurité a annoncé la poursuite du déploiement du dispositif de surveillance et de vidéo-verbalisation.
La présence des caméras de surveillance sera progressivement étendue à d’autres villes du Burkina Faso, afin de renforcer le contrôle du respect du Code de la route.
Le ministre SANA a également prévenu les auteurs d’infractions qui ne s’acquittent pas des amendes. Les contrevenants concernés pourront être recherchés par la brigade de recherche et leurs engins saisis jusqu’au paiement des infractions.
Concernant le port du casque, il a rappelé que l’obligation s’applique désormais aux motocyclistes et que la période de tolérance administrative consistant à refouler les usagers sans casque ne saurait perdurer indéfiniment.
« Le refoulement pour non-port du casque est une tolérance administrative, mais elle prendra fin bientôt. »
À l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire, le ministre a également appelé les élèves et étudiants à faire preuve de prudence, de discipline et de responsabilité sur les routes.
« La sécurité routière doit être coproduite »
Prenant la parole, le Directeur général de la Police nationale, l’inspecteur général de police Thierry Dofizouho TUINA, a rappelé que la sécurité routière ne saurait être l’affaire des seules forces de sécurité. Pour lui, chaque citoyen doit contribuer à la prévention des accidents en sensibilisant son entourage au respect des règles de circulation.
« La sécurité routière doit être coproduite. »
Dans cette logique, il a invité chaque Burkinabè à jouer un rôle de sensibilisateur auprès de ses proches, en rappelant à son frère, sa sœur ou tout autre usager les bonnes pratiques à adopter sur la voie publique.
À travers la vidéo-verbalisation, le renforcement de la surveillance et la sensibilisation des usagers, les autorités entendent ainsi consolider la dynamique de baisse des accidents et instaurer davantage de discipline sur les routes burkinabè.
Soukrya Nacro ✍️
Crédit photo : Maria KAHOUN


