Pô, 5 novembre 2026 (Globinfos.net) – L’Algérien Anes Riahi a signé une nouvelle victoire pour la sélection algérienne en remportant au sprint, ce jeudi 5 novembre, la 7e étape de la 37e édition du Tour cycliste international du Faso. Longue de 144 kilomètres, cette étape reliait Ouagadougou à Pô.
Le vainqueur du jour a su faire parler sa pointe de vitesse après s’être glissé dans l’échappée dès le 20e kilomètre. À l’arrivée, il n’a pas manqué de saluer le travail collectif de ses coéquipiers, qu’il considère comme les principaux artisans de ce succès.
« Cette victoire, c’est grâce à mes coéquipiers, qui ont tout fait pour me mettre dans l’échappée, mais également à ma famille », a-t-il confié. Il a également adressé ses remerciements au staff technique et aux organisateurs de la compétition.
Pour le coureur algérien, la mission de sa sélection au Burkina Faso est claire : défendre les couleurs nationales et engranger le maximum de victoires. « On est venu ici pour honorer l’Algérie et pour gagner le maximum de points et d’étapes », a-t-il affirmé.
Paul Daumont interpelle sur la conduite dans la caravane
Le maillot jaune désormais hors de portée
Si Anes Riahi savoure son succès d’étape, ses ambitions pour le classement général ont été sérieusement compromises par des ennuis mécaniques à répétition. Avec quatre crevaisons enregistrées depuis le début de la compétition, le coureur accuse désormais un retard de 22 minutes sur le porteur du maillot jaune. Une situation qui l’oblige à revoir ses ambitions à la baisse.« Je ne peux plus gagner le maillot jaune », a-t-il reconnu avec lucidité.
La sélection algérienne entend désormais compter davantage sur son coéquipier Hamza Yacine, mieux placé au classement général. Toutefois, ce dernier a été victime d’une chute. Anes Riahi, qui dit ne pas encore avoir eu de ses nouvelles au moment de l’entretien, espère que l’incident n’aura pas de conséquences graves.
« On souhaite faire mieux », a-t-il assuré, laissant entrevoir la détermination de la sélection algérienne pour la suite de la compétition.
Paul Daumont interpelle sur la conduite dans la caravane
De son côté, le Burkinabè Paul Daumont, qui affichait un léger sourire à l’issue de cette étape, n’a pas caché son mécontentement face au comportement de certains conducteurs de véhicules de la caravane, qu’il estime préjudiciable à la bonne conduite de la course.
Revenant sur un incident au cours de l’étape, le coureur burkinabè raconte avoir été perturbé par un échange tendu avec un conducteur dont la manœuvre aurait pu lui causer des ennuis.
« La remarque est que certains conducteurs dans la caravane semblent ne pas maîtriser le système. Je me suis un peu chamaillé avec l’un d’eux, qui a failli me créer des soucis. Fort heureusement, je suis habitué aux acrobaties et j’ai pu m’en sortir sans conséquence. Je pense que la sécurité pourra davantage nous aider à l’avenir », a-t-il expliqué.
Au-delà de la victoire algérienne à Pô, cette 7e étape remet ainsi sur la table la question de la sécurité dans le peloton et de la maîtrise des véhicules de la caravane. Un enjeu essentiel pour préserver l’intégrité physique des coureurs et garantir le bon déroulement des prochaines étapes.
MAMOUROU BENAO ✍️ Globinfos.net – L’Info Réelle et Précise !