Ouagadougou, 23 juillet 2025 – L’Association Burkinabè pour le Bien-Être Familial (ABBEF), en collaboration avec la Fédération Internationale pour la Planification Familiale – Région Afrique (IPPFAR)/International planned Parenthood Federetion (IPPF), a organisé du 22 au 23 juillet un atelier de validation et de contribution sur l’environnement favorable à la Planification Familiale et aux Droits et Santé Sexuels et Reproductifs (PF/SDSR).
La rencontre, tenue à l’Hôtel Prestige de Ouagadougou, a réuni une vingtaine de participants issus des ministères, d’organisations de la société civile, de réseaux de jeunes, de partenaires techniques et d’organisations féminines.
L’atelier s’inscrit dans le cadre d’une analyse régionale conduite dans neuf pays du Partenariat de Ouagadougou par le cabinet Africa Forward Advisory Group (AFF), mandaté par IPPF. Il vise à identifier les leviers, les obstacles et les opportunités pour renforcer l’écosystème PF/SDSR à travers une approche fondée sur les droits, une meilleure coordination et un engagement accru des parties prenantes.
Les 48 heures de travaux ont donc alterné entre présentations, sessions plénières et groupes de réflexion. À l’issue des échanges, les participants ont mené une analyse SWOT du paysage PF/SDSR burkinabè, mettant en lumière des enjeux comme la rareté des financements, le retrait de certains bailleurs, ou encore les contraintes liées à l’environnement juridique et social. Ils ont également proposé des pistes concrètes pour renforcer l’offre de services, améliorer le plaidoyer des OSC et garantir l’accès des femmes aux services de santé reproductive.

Parmi les structures représentées figuraient notamment le ministère de la Santé, des ONG comme Pathfinder et MSI, des organisations féminines telles que l’Association des femmes juristes du Burkina, ainsi que l’Association des Journalistes en Communication, Population et Développement (AJCPD), qui a activement pris part aux discussions.
Selon Kouakou Anasthasie, consultante pour Africa Forward Advisory, « l’objectif est de collecter des données probantes sur les dynamiques en cours dans les neuf pays concernés, afin de produire un rapport régional stratégique destiné à IPPF ».

De son côté, Hamidou Koara, directeur des programmes à l’ABBEF, a souligné : « Cet atelier nous permet de nous repositionner dans un contexte marqué par la raréfaction des ressources. Il s’agit pour les OSC de formuler des projets alignés aux priorités de l’État pour les trois à cinq prochaines années. »
Des résultats attendus pour orienter l’action

L’atelier a permis de poser les bases d’un cadre logique (logical framework) pour guider les futures interventions. La synthèse finale, enrichie des contributions des participantes, alimentera les réflexions au niveau régional.
La cérémonie de clôture a été marquée par des mots de remerciement adressés aux participants par le Dr Youssouf Ba, représentant du Conseil d’administration de l’ABBEF, qui a salué l’engagement collectif pour un accès équitable et durable à la santé sexuelle et reproductive au Burkina Faso.
Article rédigé par Mamourou Benao ✍️ AJC_PD
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