Selon une étude descriptive menée à Bobo Dioulasso en 2016 (http://www.beep.ird.fr/collect/upb/index/assoc/INSSA-2016-YAB-ETA/INSSA-2016-YAB-ETA.), du16 au 30 avril 2016, et qui a concerné 437 femmes âgées de 13 à 55 ans. Il ressort que la prévalence de l’usage de produits dépigmentant est 67,28%. L’âge moyen des utilisatrices était de 27,5 ans; leur profil était celui d’une femme de 30 à 35
ans (85,7%), de niveau primaire (73,47%), ménagère de profession (75,19%) et de statut matrimonial monogame (71,98%). Les produits utilisés étaient ceux à base d’hydroquinone (81,6%), d’EDTA (8,33%), d’acide kojique (4,86%), de mélanges (11,12%) ou ceux de composition inconnue (14,58%). Les produits étaient de provenance douteuse (boutique, marché, marchands ambulants) dans la quasi-totalité des cas (98,96%).
Le coût mensuel moyen de la pratique pour une utilisatrice a été estimé à 1710f CFA.
Des complications ont été constatées chez 62,5% des utilisatrices, les plus fréquentes étant les dyschromies (85,87%), l’acné (17,39%) et les brûlures (10,32%). Cependant la demande de soins était très faible (9/184).
Le teint marron était le plus recherché par les utilisatrices (62,10%) devant le teint clair (16,67%).
Conclusion : Le coût modeste de la pratique pourrait expliquer le bond du phénomène de la dépigmentation artificielle.
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