Technologies nucléaires au Burkina : des journalistes et communicateurs se mettent en réseau pour mieux informer les populations
Ouagadougou, 2 octobre 2026 (Globinfos) – Après 48 heures d’atelier de formation et d’information sur les missions, les projets et les domaines d’intervention de l’Agence burkinabè de l’Énergie atomique (ABEA), une quarantaine de journalistes et de communicateurs ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mieux vulgariser les questions liées aux technologies nucléaires au Burkina Faso.
La rencontre, organisée du 30 septembre au 2 octobre 2026 par le ministère de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, en collaboration avec l’ABEA, a abouti à la mise en place, le jeudi 1er octobre, du Réseau des Journalistes et Communicateurs pour les Technologies Nucléaires.
Des professionnels mieux outillés sur le nucléaire
Ce nouveau cadre se veut un espace permanent d’échanges, de partage d’informations et de renforcement des capacités des professionnels des médias et de la communication sur les questions nucléaires.
Durant les travaux, les participants, parmi lesquels des Directeurs de la Communication et des Relations Presse (DCRP), des journalistes et des professionnels de la communication, ont été édifiés sur le fonctionnement, les missions et les domaines d’intervention de l’ABEA.
Les différentes communications ont également porté sur le cadre institutionnel et juridique du secteur nucléaire, le droit nucléaire, la sûreté et la sécurité nucléaires, ainsi que sur les possibilités de formation et d’emploi dans le domaine avec une attention particulière accordée aux applications pacifiques de l’énergie atomique.
Les participants ont notamment été informés des possibilités d’utilisation des technologies nucléaires dans des secteurs tels que la santé, l’agriculture, l’énergie, l’hydraulique, l’environnement, l’industrie, la recherche scientifique et la formation.
Un réseau pour rendre l’information nucléaire plus accessible
La création du Réseau des Journalistes et Communicateurs pour les Technologies Nucléaires constitue l’un des principaux résultats de cette formation.
L’objectif est de disposer d’un cadre permettant aux professionnels de l’information de poursuivre les échanges, d’assurer une veille sur les questions nucléaires, de renforcer continuellement leurs connaissances et de produire des contenus fiables, pédagogiques et accessibles aux populations.
Élu à l’unanimité président du nouveau réseau, David Saba, de la radio Horizon FM, conduira un bureau exécutif composé de 11 membres.
Au nom des participants, il a salué la pertinence de la formation et relevé son apport dans la compréhension des enjeux liés au programme nucléaire du Burkina Faso à ces termes : « Cette formation nous a instruits et a comblé nos lacunes ainsi que notre vision de profanes sur le programme de l’énergie nucléaire. Ce programme sera bénéfique pour notre pays, qui souffre actuellement, surtout pour satisfaire ses besoins en énergie. Les différentes communications nous ont émerveillés. Nous pouvons affirmer que les populations seront mieux informées à travers nos plumes et nos micros. Nous ne cesserons pas non plus de renforcer nos capacités auprès de l’ABEA. »
Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Directeur général de la Communication et des Médias, Salifou WARMA(M.) a également insisté sur le rôle des médias dans la vulgarisation scientifique.
« Informer avec rigueur et pédagogie »
Dans son discours de clôture, le Secrétaire général de l’ABEA, Drissa Modeste SESSOUMA, a salué l’accompagnement du ministère de la Communication et souligné que la rencontre avait permis de poser les bases d’une nouvelle dynamique dans la communication sur les technologies nucléaires.
Selon lui, les différents modules ont contribué au renforcement des capacités techniques, rédactionnelles et communicationnelles des participants.
L’enjeu, a-t-il relevé, ne se limite toutefois pas à l’acquisition de connaissances. Il s’agit désormais de construire, dans la durée, une communauté de professionnels capables de contribuer à une information rigoureuse, responsable et accessible sur les questions nucléaires.
Représentant le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le Directeur général de la Communication et des Médias, Salifou Warma , a également insisté sur le rôle des médias dans la vulgarisation scientifique.
Il a invité les journalistes et communicateurs à traiter les questions nucléaires avec rigueur, pédagogie, responsabilité et sens de l’intérêt général. Il les a également exhortés à informer sans banaliser les risques, mais aussi sans laisser les préjugés et la désinformation occulter les opportunités liées aux usages pacifiques de l’atome.
L’ABEA, un acteur clé du développement nucléaire
Créée sur décision du Conseil des ministres du 14 août 2024, l’Agence burkinabè de l’Énergie atomique a notamment pour mission de contribuer à l’élaboration et au suivi des politiques et stratégies nationales dans le domaine nucléaire, au développement du cadre juridique ainsi qu’à la promotion des sciences et technologies nucléaires.
Au cours de l’atelier, les participants ont également été informés des projets et programmes de l’Agence ainsi que des perspectives liées au développement des technologies nucléaires au Burkina Faso.
À travers la mise en place de ce nouveau réseau, les professionnels de l’information entendent désormais renforcer leur collaboration avec les acteurs du secteur nucléaire et contribuer à rapprocher davantage les connaissances scientifiques des populations.
La clôture de l’atelier marque ainsi le début d’une nouvelle dynamique de communication autour des technologies nucléaires au Burkina Faso, avec des journalistes et communicateurs appelés à jouer pleinement leur rôle dans la diffusion d’une information fiable, pédagogique et fondée sur les faits.