Business et opportunités en Chine : Maliki ZORE invite la jeunesse burkinabè à transformer les défis en leviers de réussite
Ouagadougou, 25 juillet 2026 (Globinfos.net) – Près d’une centaine de jeunes, d’entrepreneurs, d’étudiants, de commerçants, de fonctionnaires et de porteurs de projets, venus de Ouagadougou, Koudougou, Mogtédo et d’autres localités du Burkina Faso, ont pris part à une conférence publique organisée par Business Burkina Chine (BBC) autour du thème : « Business et opportunités en Chine ».
Animée par Maliki ZORE, doctorant en technologie de l’éducation en Chine, enseignant certifié, président-directeur général de CLI et président du Conseil d’administration d’International Trade Zone (ITZ), cette rencontre s’est imposée comme un véritable cadre de réflexion sur l’entrepreneuriat, l’innovation et les opportunités économiques qu’offre la coopération entre le Burkina Faso et la Chine.
Une vision du business fondée sur la création de valeur
Dès l’ouverture, le conférencier a privilégié un échange interactif avec son auditoire plutôt qu’un exposé classique. S’appuyant sur une citation de l’écrivain malien Amadou Hampâté Bâ — « Les hommes ne s’entretuent pas parce qu’ils se détestent, mais parce qu’ils ne donnent pas le même sens aux mêmes mots » — il a invité les participants à définir eux-mêmes les notions de business et d’opportunité.
Selon Maliki ZORE, le business ne se limite ni au commerce ni à la recherche du profit. « Le business consiste d’abord à identifier un problème dans la société et à lui apporter une solution. La rémunération n’est que la conséquence de la valeur créée », a-t-il expliqué.
Maliki ZORE, doctorant en technologie de l’éducation en Chine, enseignant certifié, président-directeur général de CLI et président du Conseil d’administration d’International Trade Zone (ITZ)Dans la même logique, il définit l’opportunité comme la capacité à transformer une difficulté en possibilité d’action, estimant que les défis du quotidien constituent souvent les meilleures occasions d’innover et de créer de la richesse.
S’inspirer du modèle chinois
Fort de plusieurs années d’études et d’expériences en Chine, Maliki ZORE a partagé les enseignements qu’il tire du modèle économique chinois.
Selon lui, cette réussite repose sur quatre piliers essentiels : la discipline, la culture du travail, la vision à long terme et l’esprit de collaboration.
« En Chine, des amis, des membres d’une même famille ou d’anciens camarades n’hésitent pas à unir leurs moyens pour créer des entreprises. Ils savent que l’union constitue une véritable force économique », a-t-il souligné.
Pour le conférencier, cette culture de la mutualisation mérite d’inspirer davantage les jeunes Burkinabè, souvent enclins à entreprendre de manière isolée. Il a également insisté sur l’importance du réseautage, de la qualité du service, de la communication et de la satisfaction du client, qu’il considère comme le premier ambassadeur d’une entreprise.
Près d’une centaine de jeunes, d’entrepreneurs, d’étudiants, de commerçants, de fonctionnaires et de porteurs de projets ont répondu à l’appel de Business Burkina Chine (BBC) pour participer à la conférence publique
Abordant la question de l’éthique, il a rappelé qu’aucune réussite durable ne peut se construire sans intégrité.
« Une richesse n’a de valeur que si son origine peut être assumée devant ses enfants », a-t-il affirmé.
Entreprendre commence par apprendre.
Tout au long de son intervention, Maliki ZORE est revenu sur le rôle fondamental de la formation.
À travers plusieurs références bibliques et coraniques, il a expliqué que toute réussite entrepreneuriale passe par l’observation, l’apprentissage, la préparation et la maîtrise de son marché.
Illustrant son propos par son propre parcours, il est revenu sur une importante perte financière subie lors d’une opération de conversion de devises entre la Chine et le Burkina Faso.
Pour lui, cette expérience démontre que l’échec n’est pas une fatalité, mais une étape indispensable dans le processus d’apprentissage. Entreprendre, c’est aussi savoir vivre avec les autres.
Donner le même sens aux mots avant de parler d’entrepreneuriat
Le conférencier a également insisté sur la dimension sociale de l’entrepreneuriat.
À travers l’exemple d’un enseignant affecté dans un village, il a montré que l’intégration au sein d’une communauté peut ouvrir de nombreuses opportunités économiques, notamment dans l’agriculture, l’élevage ou d’autres activités génératrices de revenus.
« On peut entreprendre partout », a-t-il martelé, encourageant les participants à développer leur réseau et à collaborer davantage.
Il a par ailleurs estimé que, dans le contexte économique actuel, le statut de fonctionnaire ne constitue plus une garantie suffisante de stabilité financière, invitant chacun à développer des activités entrepreneuriales licites en complément de sa profession.
Participant de à la conférence à partagé sa vision sur l’entreprenariat
Des initiatives concrètes entre le Burkina Faso et la Chine
Ancien collaborateur de Maliki ZORE, M. Ilboudo Boureima, aujourd’hui enseignant et promoteur de la ferme Amina Breeding
Au-delà des conseils, Maliki ZORE a présenté plusieurs projets destinés à faciliter l’accès des Burkinabè aux opportunités offertes par la Chine.
À travers International Trade Zone (ITZ), il ambitionne de bâtir un véritable écosystème entrepreneurial reposant sur la solidarité, la mutualisation des ressources et l’accès collectif aux marchés internationaux. Il a également présenté le programme « Mon tour, mon avenir », qui encourage les jeunes à transformer progressivement leur capacité d’épargne en investissements productifs tout en facilitant leurs activités commerciales avec la Chine.
Autre initiative dévoilée : « Un citoyen, une voiture », un projet visant à rendre l’acquisition de véhicules plus accessible grâce aux achats groupés et à une meilleure organisation des importations.
Pour le conférencier, ces différentes initiatives traduisent une volonté de créer des emplois, de favoriser l’investissement et de contribuer au développement économique du Burkina Faso.
Des témoignages inspirants
La conférence a été marquée par plusieurs témoignages d’anciens collaborateurs, partenaires et entrepreneurs.
Ouattara Latif, ancien collaborateur de Maliki ZORE à Mogtédo, a salué son engagement dans le domaine de l’éducation.
« À notre époque, il était difficile de trouver un élève admis au CEP qui n’avait jamais entendu parler de M. ZORE », a-t-il témoigné.
Moussa Ouédraogo, venu initialement assurer la sonorisation de la rencontre, a confié être reparti profondément inspiré par les enseignements reçus.
De son côté, BaDiel Omar, spécialement venu de Koudougou, a encouragé les organisateurs à multiplier ce type d’initiatives au profit de la jeunesse.
Le PDG de Zoung Mouss Services, promotionnaire du conférencier, a retracé son parcours entrepreneurial commencé en 2015 avec une simple activité de plastification de cartes du CENOU avant de développer une entreprise spécialisée dans les télécommunications.
Enfin, M. Ilboudo, aujourd’hui enseignant et promoteur de la ferme Amina Breeding, a expliqué comment les conseils de Maliki ZORE lui ont permis de croire en son potentiel et de développer progressivement son activité.
À travers ces différents témoignages, un même message s’est imposé : la réussite repose davantage sur la vision, la discipline, la persévérance et le travail que sur les seuls moyens financiers.
Une jeunesse appelée à croire en son potentiel
En conclusion, Maliki ZORE a exhorté les jeunes à apprendre en permanence, développer leur réseau, travailler en équipe, respecter leurs engagements et oser entreprendre. Selon lui, le principal frein à la réussite demeure souvent la peur de commencer.
Les participants ont unanimement salué la qualité des échanges et plaidé pour la pérennisation de ces conférences, certains suggérant même l’organisation de prochaines éditions sous un format payant au regard de la richesse des enseignements.
Pour cette première édition, le conférencier avait choisi de partager gratuitement son expérience.
Au-delà des conseils pratiques, cette conférence a surtout mis en lumière une jeunesse burkinabè ambitieuse, créative et résolument tournée vers l’action. Le message lancé est clair : le développement économique passe par la formation, l’audace, le réseautage, la solidarité et la capacité à transformer les défis en opportunités.