Souveraineté culturelle : les acteurs s’unissent pour la promotion de la musique burkinabè
Ouagadougou, 23 juin 2026 (Globinfos.net) – Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé ce mardi au CENASA l’ouverture officielle du Colloque sur la musique burkinabè, organisé dans le cadre de la Fête de la musique 2026.
Dans son allocution, le ministre a appelé les Burkinabè à soutenir activement les artistes nationaux. « Si vous allez dans un maquis et qu’on ne joue pas la musique burkinabè, appelez le DJ et demandez-lui pourquoi. C’est votre droit », a-t-il lancé, soulignant que la consommation des œuvres locales participe à la consolidation de la souveraineté culturelle.
Les réflexions ont réuni plusieurs experts du secteur.
Le Dr Lassina Simporé a dressé un état des lieux marqué par l’insuffisance des politiques d’accompagnement des artistes. Il a recommandé la construction de salles de spectacles dans les régions, le renforcement des fonds de soutien à la culture, la professionnalisation des acteurs et une meilleure valorisation des rythmes traditionnels dans les productions musicales.
Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, le camarade Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a présidé ce mardi au CENASA : « Si vous allez dans un maquis et qu’on ne joue pas la musique burkinabè, appelez le DJ et demandez-lui pourquoi. C’est votre droit »
La Directrice de l’Exportation du BBDA, la camarade Soman Yé Minata, a quant à elle mis l’accent sur la nécessité d’accroître la consommation locale des œuvres burkinabè afin de renforcer leur visibilité et leur rayonnement au-delà des frontières nationales.
Pour le Directeur général du CENASA, Abraham O. Abassagué, la musique doit être considérée comme un instrument stratégique de souveraineté culturelle. Citant plusieurs références sur les enjeux identitaires, il a exhorté les Burkinabè à valoriser davantage leurs créations artistiques et à appliquer le principe de réciprocité culturelle.
Pour le Directeur général du CENASA, Abraham O. Abassagué(D.vers G), la musique doit être considérée comme un instrument stratégique de souveraineté culturelle
Les différents intervenants ont convenu que le développement de la musique burkinabè passe par un engagement collectif des artistes, des médias, des diffuseurs, des promoteurs culturels et du public.
Les échanges ont permis de dégager des pistes de réflexion pour faire de la culture un véritable moteur de développement et de rayonnement national.