Contrôle des rackets routières au Burkina : La CONACFP invite les usagers à se conformer à la loi et à dénoncer les abus
Ouagadougou, 06 mai 2026 (Globinfos.net) – La Coordination nationale de contrôle des forces de police (CONACFP) a animé ce mercredi un point de presse consacré au bilan de la lutte contre les pratiques de racket des contrôleurs routiers sur les usagers.
Face aux professionnels des médias, le coordonnateur, le colonel Kanou Coulibaly, a présenté les résultats des missions de la structure, chargée de veiller au respect de l’éthique et de la discipline dans les rangs des agents en charge du contrôle des usagers de la route.
Selon lui, des avancées notables ont été enregistrées, avec une baisse des plaintes liées aux rackets, passées de plus de 400 cas en 2025 à un peu moins de 300 en 2026, soit une réduction jugée encourageante.
Toutefois, certaines zones demeurent sensibles, notamment les zones frontalières dont Sinkanssé, Yindéré et Wéssa, où les plaintes restent élevées.
Les irrégularités signalées concernent principalement des paiements exigés pour des opérations d’enregistrement, une pratique formellement interdite.
Le coordonnateur a par ailleurs révélé que la CONACFP a, à un moment donné, fait l’objet de tentatives de suppression, avant d’être maintenue au regard de son rôle jugé essentiel dans l’assainissement des pratiques au sein des forces de contrôle.
Le coordonnateur, le colonel Kanou Coulibaly(milieu) : «la CONACFP a, à un moment donné, fait l’objet de tentatives de suppression…»
Dans le cadre des réformes engagées, plusieurs mesures ont été rappelées et renforcées, notamment : l’obligation pour les agents d’effectuer les contrôles au pied du véhicule ; l’interdiction de faire débarquer les passagers ; le respect du contrôle directionnel ; et le rappel strict de l’interdiction des enregistrements payants.
En outre, la CONACFP a indiqué avoir renforcé ses actions de formation et de sensibilisation, avec plus de 500 acteurs du secteur routier et des transports déjà outillés.
Tout en saluant ces progrès, la structure appelle les usagers à adopter un comportement responsable en se mettant en règle. Elle les invite également à dénoncer tout abus ou comportement suspect en appelant le numéro vert 10 20.