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	<title>#faux_procès et #loups Archives - l&#039;info réelle et précise</title>
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		<title>Édito &#124; Musique burkinabè : entre #immobilisme, #faux_procès et #loups du show-business</title>
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		<dc:creator><![CDATA[BENAO Mamourou]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 27 Jun 2026 07:42:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts & Culture]]></category>
		<category><![CDATA[: entre #immobilisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Édito &#124; Musique burkinabè : entre #immobilisme, #faux_procès et #loups du show-business &#160; À chaque débat sur les difficultés de la musique burkinabè, les mêmes refrains reviennent : « L&#8217;État ne soutient pas les artistes », « Les médias ne nous accompagnent pas », « Le public ne consomme pas nos œuvres. » Pourtant, à [...]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<blockquote><p><strong>Édito | Musique burkinabè : entre #immobilisme, #faux_procès et #loups du show-business</strong></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>À chaque débat sur les difficultés de la musique burkinabè, les mêmes refrains reviennent <em>: « L&rsquo;État ne soutient pas les artistes », « Les médias ne nous accompagnent pas »,</em> « <em>Le public ne consomme pas nos œuvres. » Pourtant, à force de chercher des coupables ailleurs, certains refusent de regarder le véritable problème en face.»</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La vérité est parfois dérangeante : le blocage de la musique burkinabè n&rsquo;est pas seulement une question de moyens financiers ou d&rsquo;infrastructures. C&rsquo;est aussi, et surtout, une question de vision, de professionnalisme, d&rsquo;organisation et de sincérité.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La première interrogation mérite d&rsquo;être posée sans détour : combien d&rsquo;artistes embrassent réellement la musique par passion et avec le désir de bâtir une carrière durable ? Pour certains, la musique semble davantage être un simple tremplin vers l&rsquo;Europe qu&rsquo;un véritable projet artistique. On sollicite l&rsquo;État, les partenaires, les journalistes, les promoteurs culturels, les mécènes&#8230; Dès que l&rsquo;occasion d&rsquo;un départ se présente, le rideau tombe. Puis, depuis l&rsquo;étranger, les mêmes accusent encore leur pays de ne rien faire pour la culture.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Comme le dit un proverbe africain :<em> « Celui qui fuit son champ ne doit pas accuser la pluie de la mauvaise récolte. »</em></p>
<p>L&rsquo;avenir d&rsquo;un artiste dépend d&rsquo;abord de ses propres ambitions. Aujourd&rsquo;hui, la musique est une industrie. Celui qui croit pouvoir être à la fois chanteur, manager, attaché de presse, producteur, communicateur et stratège finit souvent par n&rsquo;exceller dans aucun domaine. Une carrière se construit avec une équipe, une vision et une stratégie. Les plus grandes réussites africaines reposent sur des staffs solides, où chacun joue son rôle.</p>
<p>Pendant ce temps, au Burkina Faso, certains continuent de défendre un milieu du « <em>show-business »</em> fermé, verrouillé par quelques acteurs qui se comportent comme les propriétaires exclusifs du secteur. Un cercle où les intérêts personnels prennent souvent le pas sur l&rsquo;intérêt général. Un univers où l&rsquo;on préfère entretenir les clans plutôt que de faire émerger de nouveaux talents.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Résultat : chacun veut être la vedette, chacun se proclame expert, mais très peu travaillent réellement à construire une industrie musicale forte.</p>
<p>Pendant que nos voisins professionnalisent leurs filières culturelles, même les jeunes artistes de quartier disposent parfois d&rsquo;équipes de communication, de managers et de plans marketing. Ici, beaucoup continuent de croire qu&rsquo;un téléphone portable, une page Facebook et quelques selfies suffisent à bâtir une carrière internationale.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>On ne peut pas exiger du consommateur qu&rsquo;il aime une œuvre simplement parce qu&rsquo;elle est burkinabè. Le patriotisme culturel ne remplacera jamais la qualité. Le public achète ce qui l&rsquo;émeut, ce qui le fait vibrer et ce qui répond aux standards du marché.</p>
<p>L&rsquo;État, de son côté, ne peut pas tout faire. Des festivals sont organisés, des financements existent, des espaces de diffusion sont créés et les journalistes consacrent quotidiennement leurs colonnes, leurs micros et leurs caméras à la promotion des artistes nationaux. Malgré cela, ce sont souvent les mêmes acteurs qui reviennent dénoncer un prétendu abandon.</p>
<p>Comme le dit un autre proverbe<em> : « On peut conduire le cheval jusqu&rsquo;à la rivière, mais on ne peut pas le forcer à boire. »</em></p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La responsabilité est donc partagée, mais elle commence d&rsquo;abord par les artistes eux-mêmes et par certains acteurs culturels qui refusent toute remise en question. Tant que l&rsquo;on préférera les querelles d&rsquo;ego au professionnalisme, les intérêts individuels à l&rsquo;intelligence collective et les excuses au travail, la musique burkinabè continuera de tourner en rond.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>Le message du ministre de la Culture a le mérite d&rsquo;être clair : revoyez votre copie, professionnalisez-vous, améliorez la qualité de vos productions et adaptez-vous aux exigences du marché. Car aucune loi, aucun décret et aucune campagne médiatique ne peuvent transformer une œuvre médiocre en succès populaire.</p>
<p>Au fond, le véritable ennemi de la musique burkinabè n&rsquo;est peut-être ni l&rsquo;État, ni les journalistes, ni le public. Son plus grand adversaire reste parfois l&rsquo;attitude de certains de ses propres acteurs. Tant que les loups du show-business continueront de défendre leurs intérêts au détriment de l&rsquo;intérêt collectif, notre musique peinera à franchir durablement les frontières.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p>La musique voyage lorsque le talent rencontre le professionnalisme. Le reste n&rsquo;est que bruit.</p></blockquote>
<p>&nbsp;</p>
<blockquote><p><strong>Mamourou BENAO ✍️ Globinfos.net </strong></p></blockquote>
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